Le salaire versé n'est pas ton coût, et ton coût n'est pas ton prix. La chaîne complète, avec les postes que les entrepreneurs oublient.
Il y a le salaire que tu verses, le coût que l'heure te représente vraiment, et le prix que tu factures. Confondre les deux premiers est l'erreur la plus commune, et la plus silencieuse : ta soumission a l'air rentable et elle ne l'est pas.
Le salaire horaire n'est qu'une partie de ce qu'une heure te coûte. Il faut y ajouter au minimum :
Le rapport entre le salaire versé et le coût réel varie beaucoup d'une entreprise à l'autre. Le calculer une fois, pour ton entreprise, vaut mieux que de reprendre un ratio entendu chez un collègue.
Ton coût couvre ce que l'heure te prend. Il ne couvre pas ce que ton entreprise doit gagner : administration, soumissions perdues, mauvaises créances, et le profit qui te permet de remplacer un camion.
La façon la plus lisible de procéder est un pourcentage appliqué au sous-total, sur sa propre ligne. Exemple avec 20 % :
coût horaire réel : 98,00 $ majoration 20 % : 19,60 $ taux facturé : 117,60 $
Le poser sur une ligne visible plutôt que de le cacher dans le taux a un avantage pratique : le jour où tu dois ajuster ta marge pour décrocher un contrat, tu sais exactement quoi bouger et jusqu'où tu peux aller avant de travailler à perte.
Les taux de convention changent, les charges changent, ton temps non productif change quand tes chantiers s'éloignent. Un taux horaire calculé il y a trois ans est un taux faux aujourd'hui. C'est un exercice d'une heure, une fois par année.
Takeoff sur tes plans PDF et soumission chiffrée dans le même outil, en français, pensé pour un entrepreneur québécois. Démo complète sans compte ni carte.
Voir la démo